Il y a des films que je regarde une fois… et il y a ceux que je garde parce que je sais que j’aurai plaisir à les revoir.
Pas forcément parce qu’ils sont “parfaits”, mais parce qu’il me parlent, ils me font du bien, bref des film doudou.
Voici 3 coups de cœur que je recommande les yeux fermés.
1) Will Hunting – le film qui fait du bien (et qui réveille)
Petit résumé : Will Hunting est un jeune homme surdoué et autodidacte qui préfère passer ses soirées à boire avec ses amis et enchaîner les petits boulots plutôt que d’exploiter son potentiel extraordinaire. Suite à une bagarre, il évite la prison grâce à un professeur de mathématiques, à condition de suivre une thérapie. C’est ainsi qu’il rencontre Sean Maguire (Robin Williams), un psychologue qui va bouleverser sa vision de la vie.
Ce film mélange intelligence, émotions, et cette petite tension intérieure qu’on connaît tous :
qui je suis ? pourquoi ? et demain, je fais quoi ?
Il y a des dialogues qui claquent, des silences… et de l’émotion qui arrive sans prévenir.
Et surtout, il y a pour moi l’un des monologues les plus marquants du cinéma. La scène se passe sur un banc public, entre Robin Williams et Matt Damon :
“Si je te faisais parler de la guerre, c’est probablement tout Shakespeare que tu me citerais : ‘Une fois de plus sur la brèche mes amis…’ Mais tu n’as pas vécu la guerre. Tu n’as jamais tenu contre toi ton meilleur ami, tu ne l’as pas vu haleter jusqu’au dernier souffle avec un regard qui implore.
Si je te fais parler de l’amour, tu vas probablement me dire un sonnet. Mais tu n’as pas connu de femmes devant qui tu t’es senti vulnérable. Une femme qui t’ait étalé d’un simple regard. Comme si Dieu avait envoyé un ange sur Terre pour toi, pour t’arracher aux profondeurs de l’enfer. Mais tu ne sais pas ce que c’est que d’être son ange à elle. Et de savoir que l’amour que tu as pour elle est éternel, et survivra à tout, même au cancer. Et aux nuits passées assis dans une chambre d’hôpital pendant des mois, en lui tenant la main, parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n’as pas l’intention de te plier aux heures de visite.
Tu ignores ce que c’est que de perdre quelqu’un, parce que l’on ne connaît ça que quand on sait aimer plus que l’on ne s’aime soi-même.
Je doute que tu aies jamais osé aimer à ce point.
La balle est dans ton camp.”
Bref : je l’adore. Je le regarde au moins une fois par an.
Si tu aimes les histoires qui touchent, les personnages vrais, et les films qui laissent une trace… fonce.
2) Retour vers le futur (la trilogie) – Du fun, du « nom de Zeus », du « c’est pas l’pied »
C’est simple : c’est la trilogie ultime
Tu lances le premier… et tu vas forcément enchaîner le deuxième et le troisième.
C’est du pur plaisir, du rythme, des répliques cultes, et cette magie rare : ça se revoit trop facilement.
Je ne pense pas qu’il soit utile d’en faire plus long : tout le monde connaît.
Petite anecdote quand même : j’ai eu le plaisir de faire une nuit Retour vers le futur au Grand Rex à Paris avec des amis. C’était génial : la DeLorean était là, on pouvait faire des photos avec des éléments des films, certaines personnes étaient déguisées, et la soirée était animée par Luc Hamet (la voix française de Marty).
Bref : une super soirée.
À voir si tu aimes : l’aventure, l’humour, la nostalgie bien dosée… et les histoires qui vont à 88 miles à l’heure.

3) L’Éveil – Robin Williams et Robert De Niro – Un gran moment
Petit résumé (source Wikipédia) : En 1969, le docteur Malcolm Sayer, jeune médecin n’ayant fait jusque-là que de la recherche, rejoint la clinique psychiatrique de Bainbridge, dans le Bronx.
Celle-ci garde, plutôt qu’elle ne soigne, des malades chroniques, dont un certain nombre sont atteints de séquelles d’encéphalite léthargique et se trouvent depuis des années dans un état cataleptique.
Parmi eux, Leonard Lowe, âgé de 50 ans, qui a commencé à être frappé par la maladie alors qu’il avait 11 ans et semble maintenant totalement sans réponse.
Souhaitant venir en aide à ces malades, Sayer administre à ses patients atteints du même syndrome une nouvelle molécule, la L-DOPA, développée à l’origine pour soigner la maladie de Parkinson, et obtient des résultats spectaculaires.
Ici, pas d’action, pas de baston : on est sur l’adaptation de “Mémoires de l’éveil” (Awakenings, 1973) d’Oliver Sacks, inspirée d’une histoire vraie.
C’est passionnant, le jeu d’acteur est bouleversant… bref : un grand film.
Par contre, évite de le regarder si ton moral est déjà au plus bas.
À voir si tu aimes : les films sensibles, les histoires humaines, et les émotions justes.